L’histoire du soutien-gorge

Le soutien-gorge fait partie du quotidien de beaucoup de femmes, et ce depuis un bout de temps maintenant. Esthétique, pratique, source de maintien et de confort, autant de raisons d’en porter. Mais connaissez-vous l’histoire du soutien-gorge ? Leanelis vous invite à la découvrir.

Histoire du soutien-gorge : l’avant

C’est depuis l’Antiquité que les femmes couvrent leur poitrine, par pudeur et par convention sociale. En Grèce, par exemple, elles portent ce qu’on appelle l’apodesme : c’est un bandeau qui permet de maintenir la poitrine. A cette époque, la mode est aux seins quasiment invisibles et à une femme androgyne, il existe donc des systèmes censés limiter le développement de la poitrine chez les jeunes filles, comme le mastodeton.

Dans la Rome Antique, ce sont les mêmes dispositifs qui permettent aux femmes de gommer cette partie témoignant de leur féminité : on les appelle des taenia, des strophiums ou des fascia.

Au Moyen-Âge, l’heure est encore au gommage de la poitrine. On empêche l’érotisation de la femme en lui faisant porter des dispositifs peu confortables aplatissant la poitrine. Pour ce faire, elles utilisent ce qu’on appelle un surcot, un gilet ressemblant à un corset.

À partir de la Renaissances, les nobles et les bourgeoises se mettent à porter des corsets. L’heure est aux tailles fines. Certains dénoncent déjà ces sous-vêtements, qui déforment et causent des douleurs. Bien qu’il perde un peu la côte durant la Révolution, on confine encore les femmes dedans jusqu’au début du 20ème siècle.

L’apparition des premiers soutiens-gorge

Les soutiens-gorge ressemblant le plus à ceux que l’on porte encore aujourd’hui apparaissent dans les années 1800.

C’est lors de l’exposition universelle de 1889 qu’Herminie Cadolle, corsetière et féministe française présente un prototype entre le corset et le soutien-gorge. Il dispose de deux lanières aux épaules permet plus de soutien, une nouveauté par rapport aux corsets classiques. Ce corselet-gorge, appelé par sa créatrice « Bien-être » est censé procurer aux femmes plus de confort et de liberté de mouvement. Mais peu de femmes osent encore le porter.

L’apparition des premiers soutiens-gorge

Le soutien-gorge « bien-être »

Le terme soutien-gorge apparaît dans le dictionnaire dès 1904. Mais les soutiens-gorge réalisés à cette époque sont loin d’être confortables. De ce fait, ils sont des échecs commerciaux.

L’après-guerre marque une révolution dans l’histoire du soutien-gorge

La première guerre mondiale voit les femmes remplacer les hommes partis au front dans certaines tâches, ce qui nécessite plus de confort et de liberté de mouvement.

Les soutiens-gorge de l’époque sont d’abord réalisés en lin, puis en soie ou en mousseline. C’est durant cette période que le soutien-gorge se démocratise.

L’entreprise américaine Warner Bros révolutionne le monde de la lingerie avec la création de soutiens-gorge en matière élastique, et la mise en place des systèmes de classification des tailles, les bonnets, permettant à chaque femme de choisir un soutien-gorge à sa taille.

Années 30 : les dessous féminins deviennent symbole de sex-appeal

A une époque où toutes les femmes rêvent de porter des bas jarretelles pour mettre leurs jambes en valeur à la manière de Marlène Dietrich, le ton change. Plus qu’un élément de lingerie censé apporter maintien et confort, le soutien)-gorge devient sexy.

Les grands couturiers commencent donc à créer des soutiens-gorge au décolleté pigeonnant et la mode est aux poitrines pulpeuses et aux pin-ups, comme Marylin Monroe.

Années 30 : les dessous féminins deviennent symbole de sex-appeal

 

C’est alors naturellement que sont créés les soutiens-gorge qui sont les ancêtres du Wonderbra et du push-up.

Par exemple, en 1943, le fameux soutien-gorge pointu est créé par Howard Hugues. Il dispose d’armatures mais pas de bretelles.

De son côté, la marque Scandale créé le « Very Secret » qui a la particularité de disposer d’une poche en plastique gonflable.

Les années 70 : le soutien-gorge comme symbole d’oppression masculine

Les mouvements contestataires des années 70 font germer de nouvelles idées. Le soutien-gorge est dans le collimateur de certaines féministes qui le voient comme un symbole d’oppression et un sous-vêtement gênant pour aller manifester. Elles exigent des sous-vêtements pratiques et unisexes.

Les soutiens-gorge perdent un peu de leur popularité, et restent l’apanage de l’érotisme. On peut en retrouver notamment dans de nombreux sex-shops.

Dans les années 80, l’histoire du soutien-gorge connaît un tournant

Mais les grands créateurs n’en ont pas fini avec le soutien-gorge. Quand les contestations s’amenuisent, ils réapparaissent et leur popularité connaît un renouveau.

Des créateurs comme Chantal Thomass ou Jean-Paul Gauthier redoublent de créativité et lancent les soutiens-gorge en dentelle, qui connaissent un grand succès auprès des pays latins. Du côté des pays anglophones, la tendance est plutôt à la recherche de l’innovation.

Années 90 : l’arrivée du Wonderbra et des défilés de lingerie

C’est en 1992 qu’apparaît un soutien-gorge mondialement connu : le Wonderbra, qui ouvre l’ère des décolletés sexy et des poitrines rebondies.

La lingerie ne devient plus réservée à qu’à l’intimité et rejoint les défilés de mode, au même titre que les autres vêtements.

De nos jours, les différents types de soutiens-gorge se multiplient pour correspondre aux différentes attentes et activités des femmes. Que ce soit pour faire du sport, passer une soirée entre amoureux, se mettre en valeur sous une robe, désormais il existe un soutien-gorge pour les besoins de chaque femme.

Que pensez-vous de l’histoire du soutien-gorge ? Quel est votre type de soutien-gorge préféré et pourquoi ? N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires ou à nous rejoindre pour en discuter sur les réseaux sociaux.

 

 

 

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